La première apparition constatée de cette médecine naturelle remonte à l’époque égyptienne. La hijama est également une médecine traditionnelle reconnue par les chinois. Ceci dit les arabes ont également eu recours à cette thérapie. En effet c’est une pratique légiférée en Islam, et fait partie de la médecine prophétique. la hijama fonctionne par aspiration. En effet, elle consiste à placer des ventouses sur la peau et à créer un vide en aspirant l’air. La peau est «soulevée», ou «aspiré » via la ventouse. Les objectifs sont, entre autres, d’améliorer la circulation sanguine, de stimuler le système immunitaire, hormonal, d’aider à soulager la douleur, de retirer les toxines qui persistent dans les tissus de votre corps… Il existe deux principaux types de Hijama : La hijama humide, qui consiste, à faire sortir les toxines du corps (qu’on assimile à des déchets pour simplifier les choses).Pour ce faire, on applique les ventouses sur des points du corps spécifiques à chaque pathologie. La hijama sèche, qui fonctionne grâce à la succion provoquée par la pose de ventouses mobiles ou non-mobiles. Cette forme est préférée chez l’enfant de moins de 10 ans (sauf cas précis) ou pour le traitement de certaines douleurs. On peut combiner les deux.
Selon les études cliniques, les patients qui souffrent de douleurs chroniques ont affirmé que leur douleur a diminué de 60%, après seulement quelques séances de hijama. Comment ça se fait ?
Eh bien la hijama possède plusieurs actions. Cela explique l’efficacité de cette pratique par rapport à d’autres thérapies, tels que :
Une action sur les toxines En temps normal, les toxines sont éliminées par le foie, les poumons, les intestins, les reins et la peau. Lorsque les toxines ou les déchets cellulaires s’accumulent dans les muscles ou les articulations, le corps peut avoir du mal à les éliminer, résultat :
nous éprouvons une gêne ou une douleur dans ces endroits précis, comme le dos, la nuque ou le cou. Si notre foie ou nos reins ne sont pas capables de traiter ces toxines correctement, elles seront stockées pour être gérées plus tard.
D’autres raisons causent l’accumulation des toxines dans le corps humain :
– La consommation de médicaments ou de drogues
– La nourriture déséquilibrée
– Les infections parasitaires
– L’exposition aux toxines environnementales
– Les événements émotionnels traumatisants
– Le stress et l’angoisse
La technique des ventouses soutient l’action d’élimination des toxines du corps ce qui rétablit l’équilibre du corps et le retour à la bonne santé. Ainsi la fonction épurative de la hijama permet également de diminuer le mauvais cholestérol, l’excès de sucre, l’acide urique… Une Action hormonale, antidouleur et neuro-végétative Durant la hijama des hormones qu’on appelle endorphines sont libérées. Elles ont un effet de détente et de relaxation mais également un effet d’apaisement. Ce qui explique que durant la séance, certaines personnes ont une envie de dormir ! De la même façon la hijama possède une action de régulation des hormones. Ainsi elle peut intervenir lors de diabète ou d’infertilité.
Une action neuro-végétative lui est également attribuée. Le système nerveux végétatif permet de réguler différentes fonctions automatiques de l’organisme (digestion, respiration, circulation artérielle et veineuse, pression artérielle, sécrétion et excrétion). Une action sur l’immunité « La hijama permet, aussi, de stimuler la circulation veino-lymphatique.
Le réseau lymphatique est un réseau parallèle au réseau veineux. Il permet l’acheminement des globules blancs depuis leur zone de production (moelle osseuse et thymus) vers des zones d’agressions (peau, muqueuse nasale …) »*.
Ainsi après chaque séance de hijama, le système immunitaire est renforcé. En fait cette thérapie des ventouses éveille les pouvoirs de guérison naturelle dont dispose le corps humain, sans avoir besoin d’ingérer des produits étrangers (médicaments, plantes ou autres).
Le thérapeute ne fait qu’amplifier les conditions favorables à la guérison, en visant les endroits qui permettent d’intensifier la circulation sanguine et de relaxer les nerfs. Toutefois, si la hijama s’adresse à tous, elle est contre-indiquée aux trop jeunes enfants, durant la grossesse, sur les plaies, brûlures et traumatismes récents et pour les personnes trop faibles.
Comme plusieurs médecines alternatives, dont l’acupuncture, la hijama n’est pas pratiquée sur des endroits choisis au hasard.
Ce sont des points spécifiques qui sont visés par cette pratique extraordinaire.
C’est une technique qui s’effectue en trois grandes étapes :
– Une dépression cutanée par un système de succion (ventouses)
– Des incisions (superficielles) sont ensuite réalisées,
– Viens ensuite le recueil du sang depuis le réseau veino-lymphatique
Le temps de pose varie de 5 à 15 minutes. La hijama a énormément de bienfaits avérés.
Parmi les effets secondaires les plus couramment retrouvés, il y a les marques rouges causées par l’aspiration et la pression des ventouses.
Ceci dit, relativisons :
les marques rouges se dissipent avec le temps, mais le bien-être est durable. Pas d’inquiétude, ces marques s’estompent assez rapidement, dans les jours qui suivent la séance en général.
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Kaoutar Zahraoui